SoNdAgE AvIs A La PoPuLaSSe!

SoNdAgE SoNdAgE SoNdAgE SoNdAgE



... Parce que perdre à trois reprises, ce n'est pas forcément perdre à la quatrième partie... genre je compte un peu sur vous, même si vous m'avez déjà fait faux bond trois fois, grrr...

SoNdAgE AvIs A La PoPuLaSSe!

Le GrOuPe De L'AnNéE !

Par LeZart



... avec Jeanne Cherhal au piano, Skye à la contrebasse, Val® à la guitare, L au saxo', et moi-même au chant !!... Here is la photo gagnante du concours zeste du mois de septembre!!
Un grand bravo à tous les participants! (quoi? Oui, ran, les cadeaux vont bientôt être envoyés, oh... )

La grande gagnante du concours : LEZART

CoUp De CoEuR : CoRaLiE cLéMeNt

Recommandé pour vos oreilles

Coralie Clément

A ChAcUn SoN RéPeRtOiRe...

tapoté par zeste de fille le 11.11.09 23 zeste(s) de ptit mot

Quoi, "un zeste homo"? Ah ah, alors là, comme je boude, c'est clair que vous n'aurez pas un zeste homo. Oui, je boude, non pas parce que je perds mais juste parce qu'il a dû y avoir des tricheurs, dans le dernier avis à la populasse, tsss. Du coup, j'écris un "zeste prof", bien fait pour vous. Et bien fait pour moi si personne ne me lit, hum...

Comme je vous l'ai dit, répété, amplifié, je suis remplaçante d'instit.

Hier, j'ai eu droit à un remplacement court, d'une journée à peine, avec une classe de "toute petite section". Ça, ça veut dire 28 bambins de deux à trois ans, qui grouillent de partout dans la classe, avec, sur les 28, au moins deux qui pleurent. C'est statistique. Et quand, en plus, c'est une nouvelle maîtresse qui arrive, souvent, c'est plutôt trois ou quatre qui pleurent.

Dans ces moments-là, paf, je dégaine la guitare, il n'y a que ça à faire. L'effet de surprise, ça leur fait oublier direct leur "mââââââman" (eh oui, désolée pour les mamans, hein, mais c'est comme ça, et ça m'arrange plutôt bien).

Hier, donc, j'ai dégainé la guitare, as usual, et j'ai commencé par leur demander ce qu'ils connaissaient, eux, comme chanson. A partir de là, il faut savoir déchiffrer que "souw wer" c'est "une souris verte" et "poménéte" c'est "pomme de reinette". Mais comme le répertoire d'un enfant de deux-trois ans, c'est souvent les mêmes chansons, je gère.

Soudain, le petit, haut comme deux pommes, qui, deux secondes avant, ne savait dire que "mâââÂÂman" en coulant du nez, s'est levé, et m'a dit, avec une prononciation du feu de dieu: "moi, je connais les copains d'abord!". Ce à quoi j'ai répondu "ah ah".
Il s'est posté devant moi, et a commencé à chanter, en tapotant du pied:" Non ce n'était pas le radeau / De la Méduse ce bateau / Qu'on se le dise au fond des ports / Dise au fond des ports / Il naviguait en père peinard / Sur la grand'mare des canards / Et s'appelait les copains d'abord/ Les copains d'abord!!".

Ensuite, il y a eu une pause de trois secondes, où je l'ai regardé, interloquée, et comme j'avais envie de vivre ce moment-là à fond, je lui ai dit: "ses fluctuat..." et il a continué "nec mergitur", j'ai dit encore "c'était pas d'la...", il a enchaîné "littérature". On a continué comme ça, jusqu'au deuxième couplet:
- N'en déplaise ...?
- aux jeteurs de sort, aux jeteurs de sorts
- ses capitaines et ses...?
- matelots
- n'étaient pas des...?
- enfants d'salauds
- mais des ...?
- amis franco de ports, les copains d'abord!

Ça a fait ma journée, cet événement. Ça a fait aussi celle de l'atsem, qui n'en revenait pas plus que moi.

Après ça, je dois avouer que j'avais peur d'avoir l'air un peu bête, avec la nouvelle chanson que j'avais en magasin, "c'est un veau" (non, Sam, même pas en rêve, n'insiste pas).
Mais il a été sympa, il a obtempéré.
... Ceci dit, je ne suis pas sûre qu'il obtempérera quand on essaiera de lui faire gober "la marseillaise", plus tard... hum... (... et je serai alors de tout cœur avec lui!).

L'après midi, j'ai entendu un autre enfant chanter, sa pâte à modeler à la main "allo lola, c'est encore moi".

... y'a pas à dire, la future génération, c'est béton, et hyper open. Vous verrez, vous m'en direz des nouvelles dans 20 ans!

AviS à La PoPuLaSSe (number FoUr !)

tapoté par zeste de fille le 7.11.09 74 zeste(s) de ptit mot

... oh, ça f'sait longtemps, dites!! Si ma mémoire est bonne (ou plutôt si mon historique zeste est bon...), on n'a pas joué depuis le 26 janvier!!! J'suis sûre qu'il y a même des lecteurs qui n'ont jamais joué, du coup, genre! Ranlala, va falloir rappeler les règles, pfiou...

Donc, les "avis à la populasse", c'est un combat L contre moi, et c'est vous qui décidez qui de nous deux gagne. Vous, vous n'avez rien à y gagner, sauf à créer un peu l'embrouille dans notre couple, ce qui me fait écrire sur zeste des nouveaux messages pour me plaindre et/ou constater. Eh ouais, c'est comme ça que ça marche...

Alors, en fait, pour rappel, j'ai perdu aux trois premiers avis à la populasse... hum... j'ai été genre un peu calmée.

Mais je ne m'avoue pas vaincue, parce qu'une partie d'avis à la populasse, en fait, c'est comme une partie de ping-pong: c'est en 11 points (ceux qui ont connu la partie de ping-pong à 21 points, vous prenez un petit coup de vieux dans votre petite tête bien faite et bien pleine de lecteur...).
Bon, je ne sais pas si on terminera la partie avant la fin du blog, mais n'empêche, je ne m'avoue pas encore vaincue, à 3-0.

Alors, on avait fait les stars, pour le premier avis, les filles du paf pour le second, les hommes pour le troisième... eh bien, pour le quatrième, nous avons décidé de départager les filles qui jouent dans des films lesbiens. Parce que les animaux dans les films lesbiens, c'était moins marrant et plus dur à trouver dans les google images, vous voyez... et je suis sûre que ça vous aurait moins branchés, rhôô...

La négociation fut assez rude, ça nous a pris au moins trois semaines intenses (genre), mais L voulait mettre Cécile de France, alors que bon, quand même, l'auberge espagnole, c'est pas hyper un film lesbien, quoi; et moi je voulais mettre Jodie Foster, alors que bon, personne ne connaît l'unique scène lesbienne dans laquelle elle a joué (mais si vous voulez la voir, c'est )(cadeau!)(ouais, fin, bon, c'était pas L word hein...).

... Enfin, voilà, on a fini par se décider: voici donc les différents pans!

Le pan-L:
... avec Lena Headey (dans Imagine me and you), Alexandra London ( dans Pourquoi pas moi), Julie Gayet (dans Pourquoi pas moi), Judith Davis (dans Je te mangerais)(là, j'me suis fait avoir...), Amira Casar (dans Pourquoi pas moi), et Tina Laurel Holloman (dans The Incredibly True Aventures of Two Girls in Love).

Le pan-Zeste:
... avec Radha Mitchell ( dans High art), Hilary Swank (dans Boy's don't cry), Natacha Lindinger (dans Tous les papas ne font pas pipi debout), Piper Perabo (dans Imagine me and you), Sharon Stone (dans If These Walls Could Talk 2)(je mise tout sur Sharon, je dois dire...), Gina Gershon (dans Bound).

... Il va sans dire qu'on juge le physique, pas la qualité des films, hein, on ne va pas compliquer les choses... N'commencez pas à dire "heu, oui, mais moi, j'n'ai pas vu ce film là, blablabla, blablabla, j'peux pas voter pour toi, zeste", ouais ouais, chwing chwing, je te vois venir au loin... ou alors "ouais, mais moi j'suis pas lesbienne, ran...": on ne vous demande pas de coucher avec ces filles!

A vous de voter!


Comme vous êtes des lecteurs merveilleux et assidus (ceci entraîne cela, et vice versa), vous avez lu le message de ma rencontre avec L.
Hm? Y'en a trois ou quatre qui étaient malades le jour où j'ai écrit le message? Mouais... Bon, séance de rattrapage en deux sept mots: j'ai rencontré L sur le net.
Et comme si ce n'était pas assez ridicule de rencontrer sa petite copine sur le net, je l'ai rencontrée sur un site qui s'appelait "lesbiennes_cool" (ne cherchez pas, ça n'existe plus, sûrement qu'il n'y en avait pas assez, rhôô...).

Ouép, vous avez raison: maintenant, en fait, c'est limite courant, des rencontres sur internet, mais ce n'est certainement pas ce dont je rêvais quand j'étais petite. Forcément: le net n'existait pas, ah ah. Remarquez, j'aurais pu être une illuminée, et dire à ma pauvre mère: "maman, plus tard, je rencontrerai la fille de ma vie par ordinateur".
Peut-être qu'alors, ma mère m'aurait payé un bon psy, et que je n'aurais pas eu besoin d'étaler ma vie sur ce blog, qui sait?
Bref. Ce blog existe, tant pis... (là, c'est le moment où vous devez brosser et lustrer, me dire "mais zeste, on est trop heureux de t'avoir, nous", etc etc, je sais que je peux compter sur vous...).

Donc, je le dis haut et fort en caractère gras et en très grand, NON, ce n'était pas mon rêve de toute petite fille, d'offrir pour premiers mots à la fille de ma vie: "ASV?" (pour les "encore plus vieux que moi", ah ah ah, "ASV", ça veut dire âge, sexe et ville). Ni de l'envoyer d'abord bouler quand, à l'annonce de sa ville, j'ai répondu: "trop loin, salut...". Oh ben...

Non, moi, c'que j'aurais voulu, c'est... ran, attendez que je réfléchisse, vous me demandez ça comme ça, laissez moi tourner sept fois mes doigts sur le clavier, quoi...

Bon, alors, déjà, il aurait fallu un joli paysage. Parce que c'est toujours plus sympa, d'avoir un joli décor. Ça permet de dire: "oh, regarde le joli décor", quand on n'a rien à dire, vous voyez?
Une plage, par exemple, avec un coucher de soleil, dans un endroit où il fait beau. Pas Dunkerque, quoi. Non, non, je vois plutôt cette plage à Los Angeles, par exemple. Oh, ben tant qu'à faire, si on rêve, autant rêver jusqu'au bout...

Donc, L, elle serait à là, à LA: je la pose délicatement dans le sable, elle est prête à commencer l'histoire.
Elle serait là en fait pour un stage, genre; et moi, ben moi, j'arriverais par hasard sur la plage où mon aile aurait étalé son corps de rêve, les pieds au vent et les cheveux en éventail. Ouép, j'arriverais par hasard, je serais, là, à me promener, seule. Genre.

Bon, maintenant, même si ce n'est déjà pas hyper crédible qu'on soit à deux, seules, à Los Angeles, il faut en plus créer la rencontre.
Je veux dire, on ne parle pas comme ça sans raison à la première jolie fille qu'on croise sur une plage de Los Angeles, ça se saurait. On n'est pas tous là, à se balader sur l'avenue, le cœur ouvert à l'inconnu(e), en ayant envie de dire bonjour à n'importe qui, quoi.
Lui dire qu'on est toute seule et qu'elle est belle, ça fait un peu lourdingue... je n'ai pas envie de me faire remballer direct, quoi, oh, je vous parle de ma rencontre avec L, pas avec n'importe qui!

... bon, et si je changeais mes plans, et que je posais plutôt L dans un bar, à Paris? Ce serait plus simple, non? Non, parce qu'en plus, Los Angeles, faut prendre l'avion, tout ça, tout ça, fiou, j'ai des crampes au bide rien que d'y penser...

Bon, donc, Paris.

Voilà: L est sur un tabouret, au bar d'un café hyper branché, j'aperçois sa p'tite queue de cheval rebondie et déjà je fonds... hm...
... remarquez, dans la capitale, la concurrence est rude, je risque de voir une autre lui offrir un verre avant d'atteindre ma cible, et j'aurais l'air de quoi, avec ma flèche de Cupidon à la main, genre, hein?

Ran, alors, je vais plutôt poser L dans une université: ça se fait, ça, brancher les filles, dans une université, hein?

Voilà, L est sur un banc de l'université, et moi, moi, ben, moi aussi. Oh, regardez, j'suis à côté d'elle, d'ailleurs. Et avec un peu de chance, elle va tourner la tête, me voir, et ce sera parti pour une relation chabadabadesque... ah, oup's, non, elle s'en va du banc, là, oh! Ohé! L?!! Oh! Mince, quoi, j'suis zeste!!!
... Bon, ce ne sera pas pour cette fois là non plus, hm...

Bon, et si je la mettais dans ses montagnes, là? Elle aime bien ses montagnes, on pourrait se croiser lors d'une balade?
Attention, je la verrais arriver de loin, au bout du chemin, avec son p'tit sac à dos qui lui va si bien... dix mètres... cinq mètres... j'essaierais de paraître moins essoufflée, genre "j'ai trop l'habitude de faire des randos"... deux mètres, et je poserais sur ma tranche de citron un sourire qui voudrait tout dire... un mètre, et, oh, oh, oooooh, elle me sourirait aussi... zéro mètre... moins un mètre, oh ben, elle continue son chemin... moins deux mètres, oh ben... moins dix mètres... encore loupé.
Encore une mauvaise idée, quoi.

...

Ah!!! J'ai, j'ai!!!!!! Alors, L serait derrière son ordi, chez elle, sur un site de rencontre, et moi, je serais aussi sur ce site, mais dans une autre ville. Et on se parlerait, puis on s'enverrait des mails. Et puis, un jour, L me rejoindrait à Lille. Ouah! ÇA, ce serait de la rencontre!!!

... j'ai parfois un p'tit manque d'imagination...

MoN PrEmiEr RâTeAu...

tapoté par zeste de fille le 3.11.09 32 zeste(s) de ptit mot

Ce message s'adresse surtout aux pauvres petites célibataires qui pensent que la vie est trop dure parce que jamais elles ne rencontreront leur aile, et qu'elles sont condamnées de ce fait à tomber de l'arbre de l'amour avant d'essayer d'y remonter, tel Sisyphe avec sa pierre (ouép, sauf que Sisyphe, rien à voir avec un arbre, mais bon, vous comprenez l'idée générale, hein...) ou Scrat avec son gland (on a les références qu'on a, je m'adapte à vous).

Je vais donc aujourd'hui vous raconter mon premier gros râteau avec une fille, parce qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer, tant qu'à faire, que mon histoire ne se continue pas trop mal malgré ça, et que, du coup, ça vous donnera peut-être un petit espoir, genre, pour plus tard quand vous serez vieille grande...

Évidemment, il va vous falloir un peu d'imagination pour le décor que je vais vous planter, parce que ça remonte à trèèèès loin, un temps très reculé où ni facebook ni TLMVPSP n'existaient (mais quelle horreur!!!!!). J'étais jeune, très jeune, très très jeune... un pépin? Oui, heu, non, ne remontez pas trop loin non plus, hein, oh, n'abusez pas...
Oh, ben c'est facile: je venais d'avoir 18 ans, j'étais belle comme une enfant, forte comme un homme. Oui, fin, bon...

Donc, je venais d'avoir 18 ans, et j'ai eu la chance de me faire offrir le permis de conduire par mes parents, dans l'auto école de mon petit village d'enfance.

Le jour de mon inscription, quand j'ai vu cette personne qui allait m'apprendre le code et la conduite, je me suis dit "oh la vache!!", mais évidemment, je ne parlais pas d'elle, rhô... un canon de femme.

Autant vous dire que je ne loupais pas une seule leçon de code. Là où tout le monde va à reculons, j'allais le cœur en joie, et aussitôt sortie, je commençais ma déprime en décomptant les heures qui me sépareraient de la prochaine leçon...
Je ne connaissais rien d'elle, mais toutes ses phrases devenaient roses, dans ma tête: "réponse A", "réponse C et D, il y avait un piège!". Trop romantique, quoi. Vous ne comprenez pas? Ran, ce que vous êtes terre à terre...

La chose pas chouette du tout, c'est que j'étais plutôt du genre douée: ne voulant pas paraître idiote en plus d'être lesbienne (une seule tare à la fois), j'avais fait du code de la route mon livre de chevet, j'étais incollable au bout de deux semaines. Oui, j'exagère un peu, mais pas tant que ça. J'avais même acheté plusieurs fois autoplus, pour vous dire à quel point j'étais "à fond"...
J'ai malheureusement donc eu mon code du premier coup, ce qui a fait qu'au lieu de ne pouvoir la manger des yeux deux ou trois fois par semaine, je ne la voyais plus qu'une fois en "conduite"...

Rhô, ces heures de conduite!! 28 heures de rêve. Deux heures avant la conduite, j'avais des nœuds de dingue au bide, et deux heures après j'avais encore les mains moites, en regardant le plafond de ma chambre et en repensant à la manière qu'elle avait eu de me demander de tourner à droite ou à gauche... et je ne parle pas des heures de conduite de nuit, quand, au fin fond d'un coin du village voisin, elle m'expliquait comment créneauter... ni des fois où elle posait sa main sur la mienne pour passer les vitesses, quand ma tête la haïssait d'oser me faire ça, autant qu'à l'inverse mon corps fondait...

Étant donné que, dans la vraie vie, je suis plutôt du genre timide, et qu'à 18 ans, je l'étais encore plus, nos conversations n'étaient pas de première classe, quand conversation il y avait: j'avais réussi à savoir qu'elle aimait Pascal Obispo (...), et, plutôt que de lui en tenir rigueur comme il eût fallu (désolée pour les fans de Pascal, oh, on a tous des failles, hein... je parle pour vous!), et lui tourner le dos définitivement (ce qui aurait été quand même compliqué, pour conduire, soit dit en passant), je me suis mise à me forcer à écouter du Pascal Obispo. J'ai même fini par faire quelques chansons au piano, en me disant qu'un jour, peut-être, au lieu de les jouer aux murs de la maison (qui ont peut-être des oreilles mais ça reste à voir), c'était à elle que je les jouerais...
Elle aimait aussi les bonbons arlequins, et j'ai fait une overdose, beurk, je ne pourrais plus en avaler un!
Hum... je réfléchis un peu, mais je crois que c'est à peu près tout ce que je sus d'elle... rhôô, le mystère joue parfois très bien son rôle, dans les histoires d'amoûûr... hm? Oui, le physique aussi, ah ah... et elle cartonnait, de ce point de vue! Limite valérienne, quoi!

Vint finalement le triste jour où j'obtins le papier rose (du premier coup aussi, malheureusement)... Lors de l'adieu, je me trouvai genre fort dépourvue quand la bise fut venue... (quand je dis "bise", je parle de bisou, hein, parce que le vent, lui, viendrait plus tard...).
J'ai commencé une déprime d'environ un mois, avant de me souvenir de cette phrase qu'elle avait prononcée, innocemment: "si, un jour, zeste, tu as une question à me poser sur le code de la route ou autre, n'hésite pas à t'arrêter au stop, puis, petit A, à passer à l'auto école ou, petit B, à m'écrire" (mais non, elle ne parlait pas comme ça, en vrai, j'arrondis les angles droits pour que ce soit plus joli sur ce blog, ran...).
Solution B retenue: j'allais inventer une histoire bidon de souci pour me garer, oh, j'allais même faire un petit schéma pour résumer la situation, dites... J'étais à fond, quoi! Un boulet de zeste pour un canon de femme...: ça coïncidait!

Une semaine après, j'avais une réponse de sa part: en bref, elle m'expliquait ce qu'il y avait à expliquer, dans une lettre (en même temps, quelqu'un a-t-il déjà fait une thèse sur une façon de se garer?), et en dessous, elle avait eu la brillante (ou pas) idée de rajouter: "si tu ne comprends toujours pas, passe à l'auto école". Genre. Ah ah.

J'avais le choix: soit je faisais la fille qui avait tout compris et je ne la voyais pas, soit je faisais la blonde fille qui ne comprenait toujours pas, et je la voyais.
Bon, ben, ce fut vite vu: je décidai d'avoir l'air un peu plus débile encore et d'aller jusqu'au bout... On n'est pas sérieux quand on a 17 ans, on ne l'est pas non plus quand on en a 18!

Je suis arrivée, des cœurs clignotants en warning plein les yeux et plein le corps, et l'espoir qui me faisait vivre (heu... l'espoir ou la naïveté?).
Je me disais que peut-être j'allais connaître en direct live un scénario hollywoodien sous les feux rouge, orange et vert des projecteurs, qu'on allait s'embrasser, s'aimer, acheter une maison dans le village (...), écouter du Pascal Obispo au coin du feu (...), lire ensemble les modifications de code de la route le soir (...), parler en mode position, croisement, route, lignes continues ou discontinues... tout ce qui faisait rêver, quoi.

Je suis arrivée, et l'infirmière du village était là pour lui faire une piqûre de je-ne-sais-quoi (parce que je suis instit, pas docteur, en fait): elle s'est retournée et j'ai bloqué sur son bide naissant qui malheureusement ne cachait pas des flatulences (rhô, qu'est ce que vous me faites dire...). Pour les durs à la comprenette: elle était enceinte... ce qui m'a brutalement ramenée à la réalité pour céder le passage et essayer de faire demi-tour dès que possible...

J'ai écouté ses explications sur la façon de garer une voiture en épi sans pleurer, j'ai dit "merci", parce que je sais rester polie dans toutes les situations, et je suis repartie broucouille, comme on dit, avec sous le bras mes plans sur la comète...

Je n'en menais pas large sur le chemin du retour, je n'en ai pas mené large pendant quelques temps, et puis, la vie a repris son cours, j'ai pris le premier gars croisé en chemin, parce que c'était quand même plus facile, j'ai mis de côté mon homosexualité pour souffler deux secondes dix...

Hm, oui? Ah, ça, mon année scolaire en a pris un coup... oh, ben à part mon permis, j'ai tout loupé, en 98, ah ah, même ma "première fois", je l'ai loupée... boh, ça va, je me suis pas trop mal rattrapée ensuite, ne me jetez pas la pierre à l'édifice... je parle au niveau études, hein, parce que le reste, évidemment, vous ne voulez pas savoir!

... oh, si ça, c'était pas du râteau de luxe, du râteau de grand chef jardinier, je ne m'y connais pas!

... et en même temps, combien de temps aurais-je tenu, à écouter Pascal Obispo, dans mon village d'enfance? On a beau dire, la vie fait certainement finalement parfois bien les choses...


Zeste de présentation

Oui, je suis plutôt vitaminée, mais, en fait, je ne suis pas un morceau de citron... Je suis un zeste d'homo (qui vit avec L), un zeste de lesbienne, un zeste de prof, un zeste de fille qui écrit un zeste de sa vie sur un blog; comme tout le monde, quoi! ... pour plus de détails, c'est par là!

Pour m'écrire

Moi, je raconte ma vie ici... mais vous, vous pouvez me raconter la vôtre par mail! Même que je réponds à tout le monde, plus ou moins gentiment selon que vous me brossiez un peu ou pas du tout dans le sens du citron... (Il n'y a pas de secret!) C'est ici que vous pouvez m'adresser vos petites bafouilles: zestedefille@hotmail.fr

.. et la photo? Elle est où?

... pas de photo ici, ça reste un blog anonyme... Pour voir mon corps d'athlète (...), ma tête de mannequin (...), il faudra au moins avoir la chance de me rencontrer en vrai... et ça arrive!!!! (ça fait rêver hein?)(non?)(boh...).

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