dimanche 8 juin 2008

Un ZeStE En AvAnT, Un ZeStE En ArRiErE...

Cher ami lecteur, sachez que j'ai péché. Je vous l'annonce tout de go pour qu'un jour, peut être, vous puissiez me pardonner...

En ce samedi matin pluvieux, samedi matin heureux, je me suis offert le luxe d'une petite surveillance de récréation que j'aurais pu et dû éviter, ce qui m'aurait empêché de paraître si petite à vos yeux (notez que je pourrais vous le cacher, mais ma souffrance est telle que je ne pourrais faire semblant très longtemps que rien ne s'est passé...). Je vous offre la conversation que j'ai vécue avec une autre instit, fourbe qu'elle était, et qui m'a tendu le piège le plus extrême qu'il soit:(bon, c'est un extrait choisi, je vous épargne l'interruption de la conversation toutes les 2 secondes par un enfant tombé/pleurant/insulté/malpoli, au choix ou pas au choix):

Maîtresse fourbe: l'année prochaine, je m'en vais dans le sud: mon copain est de là-bas, donc je pars le rejoindre...

Moi: ah, pour moi ça a été l'inverse!!

maîtresse fourbe: ah, il est monté dans le nord? (je suis sympa, je vous fais bien apparaître ce qui a été la source du fait que tout soit parti en vrille)

Moi: heu... (notez la phase d'hésitation... d'à peu près 2 secondes 10)... oui.

maîtresse fourbe: ah, il a trouvé un boulot près d'ici, ton copain? (vas-y que je t'en rajoute une couche)

Moi: oui. (c'est pour qui la couche à rajouter???)


Fichtre, diantre, par le sein saint de tous les homos (c'est qui le saint de tous les homos?), faible que je suis, je n'ai pas été fichue de dire que mon copain était une copine. En même temps, j'ai des éléments qui pourraient servir pour ma défense, si vous n'êtes pas encore partis: comme je suis remplaçante (je m'use les doigts à vous le dire), cette fourbe maîtresse, je ne la connais que depuis deux jours, et je ne la verrai plus dans une semaine. Pas de quoi raconter sa private life... Et puis, la récréation touchait à sa fin, je n'aurais pas eu le temps de répondre à toutes ses questions concernant les lesbiennes. Et puis ça me saoule aussi, cet air gêné que les gens ont, quand on leur annonce ça (même s'ils essaient de se la jouer "ouvert")... un samedi matin, on a envie d'autre chose que d'expliquer le pourquoi du comment de sa sexualité...

Bon, maintenant que vous m'avez pardonnée pour toute cette histoire, je m'en vais m'enfoncer un peu plus. Je ne suis pas allée à la gay pride hier.
Mais j'ai aussi une excuse, hein... même plusieurs!!! (si si...): d'abord, comme j'ai bossé le matin, il y a eu la sieste coquine (eho, je ne vais pas tout vous raconter non plus) de début d'après midi. Puis, il y avait la finale dames avec la sublime paire de fesses d' ivanovic (quel jeu, mes gens!!). Et puis, il y avait ma nièce, ma soeur et mon covoit' qui étaient là, et s'il avait fait beau nous y serions tous allés, peut-être. Mais le temps pluvieux pourri a été la goutte d'eau (c'est le cas de le dire) qui nous a tous persuadés de rester at home...

Voilà, maintenant vous pouvez me châtier, me punir, me scalpeliser, me fesser (outch!) dans vos commentaires. En espérant qu'un jour vous me pardonnerez et que je n'aurai pas à changer de blog pour me refaire une réputation... (non, hein, soyez sympa, je commence à y tenir, à mon petit blogounet).